La méthode

Deux phases, cinq étapes chacune, un livrable par étape.

La première phase se joue sur le marché : elle dit ce que valent les solutions disponibles et laquelle mérite d'aller plus loin. La seconde se joue chez vous : elle dit si la solution retenue tient en conditions réelles, et si vous devez l'industrialiser. L'ordre compte, et chaque étape a un critère pour passer à la suivante.

Phase 1, en amont

Que vaut ce qui existe sur le marché ?

  1. Qualifier la maturité
  2. Construire le jeu d'évaluation
  3. Faire concourir à protocole égal
  4. Itérer en campagnes
  5. Décider quelle solution

Chaque nouvelle campagne renvoie de l'étape 4 à l'étape 3, sur le même jeu.

Jalon : une solution est retenue, ou aucune ne l'est.

Phase 2, chez vous

Faut-il y aller, et à quelles conditions ?

  1. Cadrer l'enjeu et les indicateurs
  2. Diagnostiquer le contexte réel
  3. Expérimenter sur un périmètre borné
  4. Évaluer face aux critères du cadrage
  5. Décider et documenter

Trois issues, de poids égal

  • Industrialiser
  • Ajuster le périmètre
  • Arrêter, et le documenter
Les deux phases de la méthode Phase 1, en amont, cinq étapes : qualifier la maturité, construire le jeu d'évaluation, faire concourir à protocole égal, itérer en campagnes, décider quelle solution. L'étape quatre renvoie à l'étape trois pour la campagne suivante. Un jalon sépare les deux phases : une solution est retenue, ou aucune ne l'est. Phase 2, chez vous, cinq étapes : cadrer, diagnostiquer, expérimenter, évaluer, décider. La dernière étape débouche sur trois issues de poids égal : industrialiser, ajuster le périmètre, ou arrêter et le documenter. Phase 1, en amont · que vaut ce qui existe sur le marché ? campagne suivante 1 Qualifier la maturité 2 Construire le jeu d'évaluation 3 Faire concourir à protocole égal 4 Itérer en campagnes 5 Décider quelle solution Jalon : une solution est retenue, ou aucune ne l'est Phase 2, chez vous · faut-il y aller, et à quelles conditions ? 1 Cadrer l'enjeu 2 Diagnostiquer le contexte réel 3 Expérimenter sur un périmètre borné 4 Évaluer face au cadrage 5 Décider et documenter Industrialiser Ajuster le périmètre Arrêter, et le documenter

Les trois issues sont de poids égal. Une démarche qui conclut à l'arrêt a rendu le même service qu'une démarche qui conclut au déploiement, pour un coût très inférieur à celui d'une industrialisation ratée.

Phase 1 En amont, sur le marché Que vaut ce qui existe, et laquelle de ces solutions mérite qu'on aille plus loin ? Cette phase se conclut par une décision de sélection, qui peut être de n'en retenir aucune.
1

Qualifier la maturité avant de comparer

J'utilise l'échelle TRL, les neuf niveaux de maturité technologique, pour situer une technologie et éviter de traiter un sujet de recherche comme un produit disponible. Beaucoup de projets échouent parce qu'ils étaient prématurés, pas parce qu'ils étaient mal conduits.

Trois maturités se confondent en permanence dans les dossiers d'achat, et il faut les séparer : celle de la technologie sous-jacente, celle du produit qui l'emballe, et celle de votre propre organisation face à cet usage. Une technologie mûre dans un produit jeune vendu à une organisation qui n'a ni les données ni les rôles pour l'exploiter, cela ne fait pas un projet mûr.

Cette étape est courte. Elle est surtout là pour écarter, tôt, ce qui n'a rien à faire dans la comparaison, et pour aligner tout le monde sur la nature de ce qu'on regarde.

Ce que l'on produit

Une note de qualification : le niveau de maturité retenu, ce qui le justifie, et la liste des candidats écartés à ce stade.

Critère de passage

Les solutions encore en lice sont dans une zone de maturité comparable. Sinon, on ne compare pas, on illustre.

Durée d'ordre

Quelques jours, en s'appuyant sur ce que vous avez déjà collecté.

L'erreur à éviter. Prendre la maturité de la démonstration pour celle du produit. Une démonstration très aboutie peut reposer sur un socle de recherche instable, et l'inverse est également vrai : un produit solide se démontre parfois mal.

2

Construire un jeu d'évaluation ancré sur le métier

Le jeu se constitue avec vos experts, à partir de cas réels et notamment des cas difficiles et ambigus, jamais à partir des exemples fournis par l'éditeur. C'est l'étape qui décide de la valeur de tout le reste : qui construit le jeu décide de qui gagne.

Un jeu utile mélange quatre natures de cas. Les cas courants, dans la proportion où ils arrivent réellement chez vous, parce qu'une solution excellente sur l'exotique et médiocre sur l'ordinaire est une mauvaise solution. Les cas limites, ceux qui sont à la frontière de deux règles. Les cas pièges, ceux qui ressemblent à un cas courant et n'en sont pas. Et les cas hors périmètre, où la bonne réponse est de dire qu'on ne sait pas : une solution qui ne sait jamais s'abstenir est un risque, pas une aide.

La vérité de référence est établie par vos experts avant qu'ils aient vu la moindre réponse de la moindre solution. C'est une contrainte pénible et elle n'est pas négociable : une référence écrite après coup s'aligne toujours, inconsciemment, sur la réponse qui semblait la plus convaincante.

Ce que l'on produit

Le jeu d'évaluation, sa vérité de référence, et la note de méthode qui explique comment il a été constitué. Il vous appartient.

Critère de passage

Le jeu contient assez de cas difficiles pour séparer les solutions. Un jeu que tout le monde réussit ne décide rien.

Ce qu'il faut de vous

Du temps d'experts métier, la ressource la plus rare et la plus déterminante de toute la démarche.

L'erreur à éviter. Accepter le jeu de test de l'éditeur pour gagner deux semaines. Ces deux semaines se paient ensuite en années d'engagement sur une solution choisie pour de mauvaises raisons.

3

Faire concourir les solutions sur un protocole identique

Mêmes entrées, mêmes critères, plusieurs passages. Les critères couvrent la qualité de la réponse, la couverture fonctionnelle, la robustesse aux cas limites, le coût à l'usage et la conformité, auxquels j'ajoute la réversibilité quand l'engagement est long.

Plusieurs passages, parce qu'un système génératif n'est pas déterministe : la même question posée deux fois ne donne pas exactement la même réponse. Un seul passage mesure autant la chance que la qualité. L'écart entre deux passages d'une même solution donne d'ailleurs une information précieuse : si cet écart est du même ordre que l'écart entre deux solutions, alors la comparaison ne dit rien et il faut élargir le jeu.

La notation se fait en aveugle chaque fois que c'est possible, c'est-à-dire sans que l'évaluateur sache quelle solution a produit la réponse qu'il note. C'est une précaution simple, et elle change les résultats plus souvent qu'on ne le croit.

Chaque note renvoie à un cas précis du jeu. Une note qui ne s'appuie sur aucun cas n'est pas une note, c'est un avis.

Ce que l'on produit

Les résultats bruts de la campagne et la grille renseignée, avec le cas de référence qui porte chaque note.

Critère de passage

Les écarts entre solutions sont supérieurs à la variabilité observée entre deux passages d'une même solution.

Point de vigilance

Le paramétrage doit être figé et documenté pour tous les candidats, y compris pour celui qui part favori.

L'erreur à éviter. Laisser chaque éditeur ajuster son paramétrage entre deux passages. Vous ne comparez alors plus des solutions, vous comparez la réactivité de leurs équipes d'avant-vente.

4

Itérer en campagnes successives

Une campagne unique mesure un instant, sur un état de version. Plusieurs campagnes mesurent une trajectoire, et c'est la trajectoire qui permet de s'engager sur plusieurs années.

Concrètement, on rejoue le même jeu à intervalle donné, sur les versions successives des solutions retenues. Trois choses apparaissent alors, qu'une campagne unique ne montre jamais. Le sens et la vitesse du progrès : un éditeur qui gagne régulièrement du terrain sur vos cas vaut souvent mieux qu'un éditeur en tête au premier passage et à l'arrêt depuis. Les régressions : une nouvelle version qui améliore la moyenne peut avoir cassé exactement le cas limite qui vous importe. Et la stabilité du fournisseur lui-même, qui se lit dans sa façon de traiter les écarts que vous lui remontez.

Sur les technologies qui évoluent vite, l'écart entre deux campagnes espacées de quelques mois est fréquemment plus grand que l'écart entre deux concurrents à un instant donné. C'est une raison suffisante pour ne jamais décider sur une photo.

Ce que l'on produit

L'évolution des résultats campagne après campagne, les régressions identifiées, et le protocole rejouable.

Critère de passage

La trajectoire est assez établie pour porter un engagement pluriannuel, ou assez plate pour justifier de renoncer.

Rythme

Deux campagnes suffisent à voir un sens, davantage à mesurer une vitesse. L'intervalle suit le rythme de version des éditeurs.

L'erreur à éviter. Changer le jeu d'évaluation entre deux campagnes. Le jeu doit rester stable pour que les campagnes soient comparables. Les nouveaux cas se rangent dans une extension identifiée, notée à part.

5

Produire un livrable décisionnel

Une grille comparée, une recommandation argumentée et les conditions de réussite. Pas un rapport de tests que personne ne lit.

Le test du livrable est simple : un comité doit pouvoir décider sur ce seul document, sans réunion préalable de décryptage. Il énonce donc la recommandation en premier, les conditions auxquelles elle tient ensuite, et les résultats détaillés en annexe pour ceux qui veulent vérifier.

Il dit aussi ce qui n'a pas été mesuré. Une évaluation a des angles morts, toujours. Les nommer vaut mieux que de laisser le lecteur croire que le périmètre était complet.

Trois issues sont possibles à ce stade, et une seule d'entre elles conduit à la phase suivante : retenir une solution et l'éprouver chez vous, élargir la recherche parce qu'aucune ne convainc, ou renoncer parce que le besoin ne justifie pas le coût. Renoncer ici coûte le prix d'une évaluation. Renoncer après un déploiement coûte tout autre chose.

Ce que l'on produit

La note de décision, la grille comparée, les conditions de réussite, les points de vigilance et les angles morts assumés.

Critère de passage

La décision peut être prise en comité sur ce document seul, et défendue devant quelqu'un qui n'était pas dans la démarche.

Ce qui reste chez vous

Le jeu, la grille, le protocole. De quoi conduire la campagne suivante sans moi.

L'erreur à éviter. Réécrire les critères de décision après avoir vu les résultats. Les critères se fixent au départ. S'ils doivent changer, le changement se date, se justifie et se signe.

Jalon : une solution est retenue, ou aucune ne l'est.

Si aucune ne l'est, la démarche s'arrête ici et elle a fait son travail. Si une solution est retenue, tout ce qui a été mesuré jusque-là l'a été sur des cas, en laboratoire. La seconde phase répond à la seule question qui reste : est-ce que cela tient chez vous, dans vos processus, avec vos équipes, et faut-il l'industrialiser.

Phase 2 Chez vous, en conditions réelles La solution retenue tient-elle dans votre organisation, et faut-il l'industrialiser ? Cette phase se conclut par une décision de gestion, à trois issues de poids égal.
1

Cadrage

Une note courte qui pose l'enjeu, le périmètre, et les indicateurs de décision fixés dès le départ. On passe quand l'enjeu est formulé de façon vérifiable, pas seulement intéressante.

La différence entre les deux tient en une phrase. « Améliorer le traitement des dossiers grâce à l'IA » est intéressant et ne se vérifie pas. « Réduire le délai de première réponse sur les dossiers de la catégorie B, mesuré sur le mois écoulé, sans dégrader le taux de reprise » se vérifie, et permet de dire à la fin si c'est gagné ou perdu.

Les indicateurs se fixent maintenant, pas à la fin. C'est la seule protection contre le biais qui consiste à découvrir après coup que la vraie valeur du projet était ailleurs, précisément là où les résultats sont bons.

Le cadrage nomme aussi ce qui n'est pas dans le périmètre. Une expérimentation dont les bords ne sont pas dessinés grossit jusqu'à ne plus rien pouvoir démontrer.

Ce que l'on produit

Une note de cadrage courte : l'enjeu, le périmètre et ses bords, les indicateurs de décision, les parties prenantes.

Critère de passage

L'enjeu est formulé de façon vérifiable, et les indicateurs sont acceptés par ceux qui décideront à la fin.

Point de vigilance

Un cadrage que le décideur n'a pas lu n'est pas un cadrage. Il faut sa signature, au sens propre ou figuré.

L'erreur à éviter. Sauter cette étape parce que « tout le monde sait de quoi il s'agit ». C'est presque toujours faux, et cela se découvre au moment de conclure, quand chacun défend l'indicateur qui l'arrange.

2

Diagnostic

Un état des lieux partagé de l'organisation, des données, de la technologie et des contraintes réglementaires, puis les options et leurs compromis. On passe quand les options sont réduites à celles qui méritent un test réel.

Quatre dimensions, et c'est rarement la technologie qui bloque. L'organisation : qui fait quoi aujourd'hui, qui devra faire autrement, et qui a intérêt à ce que rien ne change. Les données : existent-elles, sont-elles accessibles, dans quel état, et à quel prix les rendre exploitables. La technologie : ce que suppose l'intégration au système existant, et ce qu'elle coûte. Les contraintes réglementaires : ce que la nature du traitement impose, et ce que votre secteur ajoute.

Le mot important est « partagé ». Un diagnostic que le métier conteste ne sert à rien, même s'il est juste. Il se construit avec les gens dont on décrit le travail.

À la sortie, les options sont peu nombreuses et chacune porte son compromis explicite. Une option sans inconvénient est une option mal instruite.

Ce que l'on produit

L'état des lieux sur les quatre dimensions, les options retenues et le compromis assumé de chacune.

Critère de passage

Les options sont réduites à celles qui méritent un test réel, et le métier reconnaît sa situation dans le diagnostic.

Ce qu'il faut de vous

L'accès aux équipes concernées, y compris à celles qui n'ont pas demandé ce projet.

L'erreur à éviter. Traiter la question des données à la fin. C'est la contrainte qui décale le plus de calendriers, et elle se découvre toujours trop tard quand on ne l'a pas regardée en face au début.

3

Expérimentation ciblée

Une hypothèse précise, un périmètre limité, un délai borné, un protocole de test explicite. On passe quand des résultats observables existent, favorables ou non.

Ciblée est le mot qui porte tout. Une expérimentation qui cherche à démontrer que « ça marche » ne démontre rien, parce qu'elle n'a pas de condition d'échec. Une expérimentation qui teste une hypothèse formulée à l'avance, sur un périmètre où l'on saura mesurer, produit un résultat dans les deux sens.

Le délai est borné dès le départ, et il est court. Une expérimentation qui dure devient un service de fait : les utilisateurs s'y habituent, l'arrêter devient politiquement coûteux, et la décision se prend alors toute seule, sans avoir été prise.

Le protocole dit qui utilise, sur quoi, pendant combien de temps, ce qui est mesuré et comment. Il dit aussi ce qui se passe en cas d'incident, parce qu'il s'agit ici de vrais utilisateurs sur de vrais dossiers.

Ce que l'on produit

Le protocole d'expérimentation, puis les résultats observés et les retours qualitatifs des utilisateurs réels.

Critère de passage

Des résultats observables existent, favorables ou non. Un résultat défavorable est un résultat.

Point de vigilance

Prévoir dès le début la sortie de l'expérimentation, y compris le retour à la situation antérieure.

L'erreur à éviter. Élargir le périmètre en cours de route parce que les premiers retours sont bons. Vous perdez alors la comparabilité, et la mesure finale ne porte plus sur ce qui avait été cadré.

4

Évaluation mesurée

La grille est renseignée sur la faisabilité, l'impact métier réel, la maturité, les risques réglementaires et de dépendance, puis confrontée aux critères du cadrage, sans les réécrire après coup.

L'impact métier réel est celui qui se constate, pas celui qui se déduit. Un gain de temps par dossier ne devient un gain qu'à deux conditions : que le temps libéré serve à autre chose d'utile, et que la charge ne se déplace pas ailleurs. Les deux se vérifient auprès de ceux qui font le travail.

C'est aussi ici que se mesure ce que l'expérimentation a coûté en interne, en temps d'équipe et en attention de l'encadrement. Ce coût est réel et il pèse dans la décision d'industrialiser, puisqu'il se reproduira à plus grande échelle.

La confrontation aux critères du cadrage est le moment de vérité de la phase. On reprend la note de cadrage, on la relit telle qu'elle a été écrite, et on répond point par point.

Ce que l'on produit

La grille renseignée et la confrontation ligne à ligne aux indicateurs fixés au cadrage.

Critère de passage

Chaque indicateur du cadrage a une réponse : atteint, non atteint, ou non mesurable, avec ce qui a empêché de le mesurer.

Règle

Les critères du cadrage ne se réécrivent pas. S'ils doivent évoluer, la modification est datée et visible.

L'erreur à éviter. Substituer aux indicateurs du cadrage ceux sur lesquels les résultats sont bons. C'est le biais le plus fréquent, le plus compréhensible et le plus destructeur pour la crédibilité de la démarche.

5

Décision : industrialiser, ajuster ou arrêter

Une note argumentée, qui vaut autant si elle conclut à l'arrêt. L'arrêt documenté est une décision de gestion, pas un échec à dissimuler : c'est ce qui distingue une démarche de conseil d'une vitrine de réussites.

Les trois issues sont de poids égal et énoncées comme telles dès le cadrage. Industrialiser : la note dit alors à quelles conditions, avec quel dispositif de suivi, et ce qui devra être revérifié dans six mois. Ajuster le périmètre : la valeur est là, mais pas où on la cherchait, ou pas encore à cette échelle. Arrêter : la note dit pourquoi, ce que la démarche a appris, et à quelles conditions le sujet mériterait d'être rouvert.

Cette dernière partie est celle que l'on néglige, et c'est la plus utile. Une technologie écartée aujourd'hui pour cause de maturité insuffisante peut devenir pertinente dans dix-huit mois. Écrire les conditions de réouverture évite d'avoir à tout réinstruire, et évite aussi que le sujet revienne trop tôt.

Quelle que soit l'issue, ce qui a été construit vous reste : le jeu d'évaluation, la grille, le protocole d'expérimentation et les indicateurs. C'est le vrai actif de la démarche, celui qui sert à la décision suivante.

Ce que l'on produit

La note de décision, les conditions de réussite ou de réouverture, et le dispositif de suivi si l'on industrialise.

Critère de réussite

La décision est prise, elle est écrite, et elle est défendable devant quelqu'un qui n'était pas dans la démarche.

Ce qui reste chez vous

L'ensemble du dispositif, réutilisable pour le sujet suivant, sans moi.

L'erreur à éviter. Ne pas décider. Une expérimentation qui se prolonge sans conclusion devient un service non assumé, sans budget d'exploitation, sans propriétaire et sans niveau de service. C'est la plus coûteuse des trois issues, et c'est la seule qui n'ait pas été choisie.

Ce que la méthode suppose

  • Que vos experts métier soient disponibles, quelques jours répartis sur la période.
  • Que vous puissiez extraire des cas réels, au besoin anonymisés ou reconstitués.
  • Que les éditeurs acceptent un protocole qu'ils ne maîtrisent pas. Leur réaction à cette demande est déjà une information.
  • Qu'un décideur assume par avance que l'arrêt est une issue acceptable.

Prendre la suite

La grille est l'instrument de l'étape 3 de la première phase, et de l'étape 4 de la seconde. Vous pouvez la construire tout de suite, sans rien fournir.

Construire la grille

Reste à savoir où vous en êtes dans cette séquence.

Certains arrivent avant la première phase, d'autres au milieu de la seconde avec une expérimentation qui s'éternise. Trente minutes suffisent à situer votre point de départ et à dire ce qui manque pour trancher.